La tradition des immigrés et de leurs enfants

La tradition des immigrés et de leurs enfants

Cet article aborde une tentative de résolution de l’épreuve historique de la filiation parmi les ouvriers immigrés et leurs enfants, et de leur réinvestissement de la tradition islamique.
À l’entrelacs de l’anthropologie des religions et de la sociologie de la connaissance, j’entends ainsi démontrer que la réflexivité qui redouble le parcours de l’immigration maghrébine en cité est authentiquement « socio-théologique » : le diagnostic du présent collectif est réalisé à la lumière de la lecture à nouveaux frais de la tradition islamique. Face à la nécessité inédite de la transmission, les ouvriers immigrés ont « changé l’intention », déplacement historique dont l’expression la plus nette est l’effort collectif pour la construction des mosquées au sein des cités péri-urbaines où ils résident en compagnie de leurs familles.
Ce texte prend appui sur une enquête ethnographique au long cours à la cité des Bosquets de Clichy-sous-Bois, conduite à l’occasion d’une recherche doctorale ayant pour objet la réaffiliation religieuse parmi l’immigration postcoloniale et ouvrière en situation de marginalité urbaine et les idéaux religieux et moraux qui s’y forgent.

Pour lire et télécharger l'étude : https://bit.ly/4krshgv